samedi 3 décembre 2016

Générations

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Terriblement besoin de solidité. 

De stabilité. De quoi s'accrocher fermement. 

De quoi remonter à la surface quand la sensation de s'enfoncer sous l'eau créé un sentiment de panique.

Tâcher de voir la beauté là où il n'apparaît que de l'effrayant.

Faire des choix et ne pas tergiverser trop longtemps, parce que c'est la porte ouverte à l'inertie, à la paralysie, mais ne pas s'agiter dans tous les sens non plus. 

Trouver le bon équilibre entre ces mouvements, ralentir le rythme mais ne pas sombrer. 

Pousser un peu plus loin quand l'impression d'être à la limite de ne plus pouvoir aller plus avant fait mine de s'installer. 

Un pas devant l'autre. 

Tenir bon.

Continuer. 

Un jour à la fois. 

 

Billet original sur Un jour @ la fois

vendredi 2 décembre 2016

Mon beau (?) sapin (hum)

Le Chou réclamait un sapin de Noël tous les ans avant même la naissance de la Chouquette.

Les premières années, je me suis contentée d'opposer une inertie telle qu'il n'y a pas eu de sapin (mais à l'époque, je me cassais pour faire des chouettes calendriers de l'avent). Ensuite, j'ai bien voulu faire un romarin de Noël. Et puis l'année dernière, j'ai cédé, et on a acheté un sapin.

Sauf que ! Ailleurs je ne sais pas, mais à Paris, le moindre petit sapinou pelé coûte une blinde. Et ça m'a arraché la gueule de payer aussi cher pour un truc purement décoratif (non) dont la durée de vie ne dépasse pas 3 semaines. C'est bien simple, poser les yeux sur lui me mettait le moral à zéro au lieu de réchauffer mon esprit de fête.

Bref, cette année on fait un ficus de Noël, je suis ravie et (j'espère que) le Chou n'est pas trop frustré (Hiboute a l'air contente). Cette plante qui me paraissait un peu austère, un peu tristounette jusque là semble révéler sa personnalité tout à coup, comme les gens qui s'épanouissent en commençant à se travestir.

On a gardé les boules et les guirlandes que le Chou avait achetées l'année dernière, à mon grand dam (nos avis esthétiques divergent parfois douloureusement) (en gros, il est allé les acheter en 1987). Depuis, j'ai eu le temps de digérer les paillettes, et j'éprouve finalement une tendresse amusée pour ces décorations trrrès légèrement kitsch. D'autant qu'on y a ajouté la suspension papillons réalisée par la prunelle de nos yeux au centre de loisirs (autant dire l'Académie du Bon Goût).

Cette année, quand mon regard tombe sur ce "sapin", j'ai une bouffée d'amour pour notre petite famille. C'est donc un arbre de Noël plutôt réussi, finalement !

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Billet original sur Refermer après usage

Peu de choses.

Les travaux continuent, les oiseaux pillent les graines généreusemnt déposées par mon St François d'Assise, penser à leur acheter de la graisse.

Je sers les cafés et parfois quelques viennoiseries aux ouvriers à longueur de journée, la poussière se dépose en un joli voile sur les meubles, j'essai de préserver au maximum le salon et la lingerie.

Et pis c'est tout!

Billet original sur Les uns, les autres et moi

Décembre

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Il est là, le dernier mois de l'année.

Et à l'heure où je peux seulement, enfin, écrire ce billet, je n'aurais plus assez le temps de m'attarder pour poser tout un tas d'idées que cette déclaration provoque en moi.

Plus que quelques semaines.

Quand je tourne une page de mon calendrier, j'ai toujours l'envie de penser l'avenir de façon raisonnable, alors que je sais si bien que ce qui se présentera sera à prendre de toutes manières, et j'en soupire à l'avance. 

Parce que rien ne se déroule jamais comme on l'envisage, mais que cela n'empêche surtout pas d'avoir une vision claire, une vision créatrice et la plus optimiste possible, pour en tirer le meilleur, et, pourquoi pas, en faire une oeuvre utile ou belle. 

Décembre est là. 

Un mois pour aller chercher les ressources dernières.

Ne pas rechigner pour la dernière ligne droite.

 

Billet original sur Un jour @ la fois

jeudi 1 décembre 2016

La liste d'Eugénie avec réponses.

Un catalogue de blagues. Ah tu crois et en moi-même, où vais-je trouver quelque chose qui ne soit pas graveleux

Des livres. Quel genre ma chérie? romanesque et romantique, Sissi quoi.

Jeux de société. Personne ne voudra jouer avec toi et vous en avez une armoire pleine

Appareil photo. Bien je note.

Des choses à col, chemisiers, polos. Je note aussi.

Après cette indispensable conversation avant les fêtes nous avons échangé nos points de vue sur Gervaise, film qu'elle a vu dernièrement, sur la coiffure d'une copine d'un de ses frêre, sur la vie en général et la sienne en particulier qui est formidable en ce moment.

Il est temps de revenir à la liste ...Tu sais Mab mon plus cadeau c'est de vous voir et moi de renchérir bien sûr.

 

Billet original sur Les uns, les autres et moi

mercredi 30 novembre 2016

Du matin au soir

H. est parti ce matin pour New York. Si j'ai bien compris, il monte cette semaine la filiale américaine de l'entreprise pour laquelle il travaille en France (les Américains sont tout à fait disposés à accueillir n'importe qui qui crée des emplois chez eux). Par "monter" j'entends création juridique....

Billet original sur Alice's Adventures

La guerre de l'information

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La bulle dans laquelle je vis est en train de perdre une guerre où les faits et la vérité ou l'exactitude ont totalement disparu. 

C'est triste et inquiétant, pour le modèle démocratique notamment, et sur un plan personnel pour la santé mentale de chacun quand les faits disparaissent derrière des croyances pour la plupart toxiques. 

J'ai l'impression d'assister à une rapide descente devenue incontrôlable et d'être le témoin impuissant d'un crash inévitable, qui va nous laisser tous sur le carreau. 

Le rôle des réseaux sociaux dans cette débâcle est essentiel : là où j'ai toujours vu du lien et de la possibilité d'avoir une voix pour faire entendre des choses importantes pour un monde meilleur, il y a maintenant un immense brouhaha vide de sens et de direction, et de plus en plus de désaffection des intentions de ce qui s'y échange. Parce que c'est facile de publier, de partager, de répercuter, c'est comme si plus personne ne s'inquiétait de ce qui était publié, partagé, répercuté. 

Comme si personne ne prenait le temps de réfléchir à l'impact d'une image, d'un texte, d'une phrase. A l'impact ou à l'intérêt d'une réponse, d'une réaction.

Plus je mouline ces pensées, plus j'ai envie de rentrer dans ma coquille de bernard-l'hermite alors que la solitude n'est pas la meilleure conseilère en temps de danger.

Il existe une telle masse de nouvelles qu'il est devenu quasi impossible de se concentrer sur celles qui ont un véritable intérêt personnel, et établir des priorités sur ce qui compte vraiment est devenu un travail quotidien en plus du reste. Ce qui contribue à la spirale infernale : qui veut s'y consacrer ? on compterait naturellement sur les professionnels pour ce faire, et ceux-là sont devenus presque plus laxistes que ceux qu'ils fustigeaient aux tout-débuts des blogs à leur reprocher de ne pas être des journalistes soucieux de faits et de vérification des faits, d'enquêtes et de recherche de l'objectivité. Les sources ne sont plus claires. La forme prend le pas sur le fond. Les détails n'ont plus d'importance et le flou du moment qu'il est artistiquement présenté sera érigé en règle cardinale pour le partage et la diffusion... au détriment de la véracité ou de l'information, celle qui forme la pensée et nous rend plus intelligent. 

Constat déprimant : en fait, ce n'est pas tant la guerre de l'info à laquelle nous assisterions, mais à une guerre sur l'information, des coups portés à chaque narration qui devient sujette à caution parce qu'elle est marquée du sceau de la partialité du narrateur, de sa lunette, de sa vision et de son intention. Le bombardement permanent de distraction est tellement insidieux qu'on ne s'en rend même pas compte et la pensée est tordue dans tous les sens, chauffée et ramollie, jusqu'à devenir cette bouillie informe dans laquelle plus aucune connaissance ne tient la route. 

Le savoir qui est un pouvoir est en train de perdre une bataille que gagnerait la manipulation par l'outrance et le mensonge. Comment arrêter la machine infernale ? 

Billet original sur Un jour @ la fois

Histoire d'eau.

 

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Décidément je vais finir dans une overdose de petits bonheurs.

Depuis des mois ouvrir et fermer le robinet de la cuisine était de plus en plus difficile.

Posé il y a 20 ans je me disais qu'il faudrait peut-être en changer.

En grands communicants que nous sommes Maky et moi n'avons évoqué le problème que très récemment et j'apprends avec stupeur que cet homme qui est mon mari va s'en occuper.

C'était il y a un bon mois et hier à 13h15 pile je le vois arriver dans le salon un outil à la main, air mi-modeste mi-fier.

"Ton robinet est comme neuf"

C'est curieux cette manie qu'il a quand il répare quelque chose dans la maison de me l'attribuer

Billet original sur Les uns, les autres et moi

Jour laborieux

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Un peu de pluie fine pour commencer et d'heure en heure elle n'a plus cessé.

Les lumières ont été allumées toute la journée. 

Un temps propice à la concentration. 

Mais pas à la sensation de légèreté. Aucune excitation à l'horizon. 

Dans quelques jours, c'est la date limite pour répondre à une invitation qui ne soulève chez moi aucun enthousiasme, loin de là, très loin. Je suis censée aider à la promotion de l'événement qui est prévu s'étaler sur le week-end, mais dont je ne vois vraiment pas l'intérêt. Je sais que c'est une occasion qui semblera peut-être alléchante pour certains - comme on dit, si ça ne te dit rien, n'en dégoûte pas les autres ! et pourtant, c'est vraiment ce que j'ai envie de dire et de faire : beuh. 

La morosité est vraiment installée pour le coup. 

Billet original sur Un jour @ la fois

mardi 29 novembre 2016

Serrure, chaussures, froidure.

Une serrure 3 points neuve qui coûte un bras et ne fonctionne pas ça tombe sur nous, le menuisier-serrurier est allé l’échanger contre une qui ferme et ouvre sans bloquer, mais tout ça retarde encore un peu la suite des travaux.

Enfin le placard à chaussures sous l’escalier est refait, (sauf la peinture) tout à l’heure je vais m’éclater à marier, ranger chaussures, bottes, pantoufles, baskets, brosses, cirage , peut-êre un peu de tri à faire..

Pour en finir avec le chapitre travaux sachez mesdames qu’il n’y a pas que les plombiers pour offrir un panorama fessier à la ménagère de 50 ans et plus.

Le menuisier d’hier m’a offert à plusieurs reprises une vue dégagée sur sa raie des fesses.

J’ai eu envie de lui conseiller d’éviter les tailles basses, de mettre un caleçon, de maigrir un peu mais je me suis abstenue, peur de vexer un homme précieux.

Billet original sur Les uns, les autres et moi

lundi 28 novembre 2016

Gelées blanches

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C'est tout à fait de saison, je ne vais quand même pas me plaindre. Nous sommes équipés, et à cette époque de l'année, sentir l'hiver et le froid piquant du petit matin n'est ni déplaisant ni étonnant. 

J'ai l'humeur en alerte cependant. 

Sans doute pour ne pas me faire prendre de court, je traque les moindres bonnes raisons à m'octroyer les excuses pour être recroquevillée. Moralement, j'entends. Je sens ce pincement intérieur qui s'installerait si je n'y prenais pas garde. 

C'est insidieux. Les petites contrariétés qui s'accumulent. Les mécontentements qui ne s'avouent pas. Les déceptions qui s'additionnent les unes aux autres. Les envies d'envoyer promener ou critiquer ou râler. 

Alors, vite, sautiller sur place en chantonnant, se faire des sourires dans la glace, humer l'air par les narines et emplir les poumons tout en dégagant les épaules pour ne pas qu'elles supportent la misère du monde, éteindre la radio qui ne parle que d'une seule et unique chose comme si la planète entière s'y intéressait vraiment, sérieusement. Passer à autre chose et passer l'aspirateur. 

Où que je me tourne, je peux prendre tout et son contraire. En faire un jeu jusqu'à ce que mon humeur s'allège un peu et que je me réchauffe à mon tour. Pendant l'hiver qui est toujours trop long pour moi, il y a beaucoup d'activités souterraines, alors je ne vais pas m'en tenir à la surface des choses, n'est-ce pas !

Billet original sur Un jour @ la fois

Heureuse élue

Bonheur du jour tout trouvé ce lundi.

Parce que Ktl, de Tu l'as lu(stucru) ? fêtait l'anniversaire de son blog, c'est moi qui ai reçu un cadeau (c'est pas logique, je sais, mais c'est cool).

Je l'ai trouvé dans ma boîtes aux lettres ce matin, tout beau tout pimpant, regardez-moi ça :

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Ça m'époustoufle, les gens qui cousent si bien ("Reeegardez-moi cette dentelle ! La finesse du point !"), et je suis très sensible au temps qu'on peut passer à fabriquer les cadeaux de ses propres mains. En plus, vous avez vu comme le tout est merveilleusement bien assorti à mon canapé ? (Très important, vu que j'y passe mes journées.)

Et puis attention, c'est du lourd : je compte pas moins de six (6) motifs différents pour un seul envoi. Du Ktl pur sucre.

Mille mercis, très chère. Je suis reconnaissante, fière et honorée de compter parmi tes lecteurs-trices !

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Le jeu de lakévio

epicerie

Bonbons, caramels pas esquimeaux.

Ai-je eu raison de prendre cette photo, les souvenirs sucrés se bousculent, roudoudous, réglisse poisseuse, boite de coco en métal  à mettre dans la bouche , bonbons collants, caramels, sucettes dont le papier reste collé autour du baton, pastilles de menthe, nous étions 5 à envahir l'épicerie de la mère...

Zut j'ai oublié son nom, le grelot de la porte la faisait se précipiter derrière le comptoir, pas assez vite quand même pour nous empêcher de cacher notre larcin au fond des poches. Nous étions les petits-enfants des notables du village, visages angéliques, accent pointu, parigots tête de veau.

Nous déposions malgré tout quelques piécettes extraites du fond de nos poches dans sa main sale et ridée, nous n'étions pas de vrais voleurs et filions derrière le cimetière nous gaver jusqu'à l'écoeurement.

Demain les engins destructeurs seront sur place, tout le quartier sera rasé, un centre commercial surgira en quelques mois, oui j'ai bien fait de prendre la photo.

 

 

 

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dimanche 27 novembre 2016

Dimanche

Gwenaëlle n'est pas venue. Quinze kilomètres de skiff. J'ai fait l'erreur de laisser une péniche me dépasser pour régler ma barre de pied et comme nous allions à la même vitesse, j'ai ramé dans ses remous jusqu'à l'écluse. Pénible. Plus de feuilles. Bassin désert, si désert que je me suis inquiétée...

Billet original sur Alice's Adventures

Anticipations

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Dès vendredi matin, mes voisines avaient rapporté leur sapin et dans la soirée, tandis que je me préparais à allumer mes lumières du shabbat, j'ai aperçu les premières décorations de Noël au travers des fenêtres des maisons avoisinantes. 

Ce matin, les premières photos des couronnes de l'Avent ont commencé leur apparition dans les timelines de mon fil de nouvelles de Facebook  et ma voisine, toute endimanchée s'apprête à se rendre à l'église pour ce premier dimanche d'une série de quatre qui mènera à Noël. Qui est pris très sérieusement - et religieusement, mais pas seulement - ici.

J'ai déjà prévenu M. Ziti que nous n'irions pas au manège avant janvier. Non pas que je cherche à l'endoctriner à rebours, il n'y a aucun moyen de faire une telle chose et il annonce "Christmas!!" avec entrain dès qu'il aperçoit du rouge vermillon qui scintille quelque part, mais les foules et moi ne faisons pas bon ménage, et j'ai une aversion physique pour la débauche de marchandises qui nous clignent dans les yeux avec la promesse d'amplifier la joie et le don. 

Et pourtant.

Et pourtant, que j'aime le sentiment de l'anticipation, de la promesse de lumière, et de joie qui est préfigurée par cette période. C'est sa perversion par la marchandisation qui me désespère. Chaque année, à l'époque des fêtes de fin d'année, viennent ces billets récalcitrants, et je m'y prends donc de bonne heure pour lancer le ban. 

Parce que je suis dans un état d'esprit de résistance maximale, et inquiète au plus profond de moi des noirceurs qui emplissent mes pensées et mon coeur, - politiquement parlant et physiquement et émotionnellement -, je cherche par tous les moyens possibles d'anticiper ces formes de résistances à un entrain artificiel et qui ne crée pas toujours que du positif.

Voilà onze mois bientôt que je pratique l'exercice des "petits bonheurs" quotidiens, et de voir ces couronnes et ces lumières chaleureuses m'a fait plaisir, je le reconnais bien entendu, avec le désir de souhaiter une bonne fête de l'Avent à tous ceux que je sais être chrétiens religieux et je ne sais pourquoi dans la même pensée ou presque (il paraît qu'on n'a qu'une seule pensée simultanée, et qu'elles se succèdent seulement à une cadence effrénée) toutes les avanies et contradictions de cette période et des messages qu'elle véhicule m'ont sauté à l'esprit. 

Cette année, la fête juive de 'Hanouka, par l'effet d'une coïncidence des calendriers liturgiques, arrivera à la même époque. Il n'existe pas de tradition marchande pour préparer à cette petite fête qui s'inscrit dans le calendrier dans l'ordre des choses, mais est nettement moins importante que le reste de chaque jour qui nous demande de toujours mettre en avant la lumière et lutter contre la noirceur. Je sais qu'aujourd'hui j'anticipe d'avoir à sérieusement travailler cette qualité et chasser loin de moi le cynisme et l'écoeurement, le jugement d'autrui et la critique acerbe. 

Billet original sur Un jour @ la fois

Dans ma tanière

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Ah, la douceur des jours de repos passés à vraiment se reposer !

Une journée paisible, sans forcer, la brève visite d'une amie de passage dans l'Etat de New York, une bonne promenade à petits pas, elle n'était pas très vaillante, c'est là que je me dis que j'ai dû hériter du pas cadencé de ma mère si mes contemporaines en sont déjà au pas de sénateur, et ne peuvent soutenir la cadence pendant vingt minutes. 

La nuit qui tombe très tôt, les arbres qui n'ont plus leurs feuilles, et le ronronnement de la chaudière me font hiberner encore plus. Contente de ne pas avoir à mettre le réveil demain à l'aube, même si j'ai beaucoup de travail en friche, je crois bien que je vais prolonger cette sensation d'être en vacances et continuer à panser l'effroi des événements politiques qui nous environnent, une sorte de retraite de l'autruche, mais j'assume. 

Billet original sur Un jour @ la fois

samedi 26 novembre 2016

Pas la papaïe mais la mandarine

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Dans les années 50 il y avait les écorces de mandarines que maman posait sur la grosse cuisinière en fonte, le mélange du bois qui brûlait et des écorces reste pour moi le parfum d’ambiance le plus évocateur de mille souvenirs.

Ensuite il y a eu le modernisme du tout au fuel, les poêles à bois remplacés, le parfum d’ambiance n’était plus tout à fait le même mais l’écorce de mandarine parfumait bien la maison.

On n’arrête pas le progrès, est venu le temps du chauffage central, plus de source de chaleur suffisante alors le système D est venu à notre secours, un bon vieux réducteur de flamme sur la gazinière  et voilà le parfum de l’écorce de mandarine qui se répand dans la pièce.

Guérit-on jamais de son enfance ?

Billet original sur Les uns, les autres et moi

Rayons de lumière

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Ce matin, j'ai reçu des nouvelles d'une amie que je n'arrivais plus à joindre depuis très longtemps. Mes messages sur son répondeur, comme mes emails étaient restés sans réponse et cela avait laissé mon imagination galoper là où on n'aime pas qu'elle s'échappe. Le dicton "pas de nouvelles, bonnes nouvelles" n'est pas toujours avéré. Et là, que nenni. Je ne sais pas ce qui s'est passé, seulement que j'étais heureuse d'avoir des nouvelles. Et je me suis attachée à donner des miennes en échange, aussi rapidement que je pouvais. 

Et puis, la journée est restée grise pourtant. 

Alors, plutôt que de chercher à conjurer cette grisaille intérieure, annonciatrice du retour du chien noir, content de retrouver ses pénates à l'approche de l'hiver, j'ai décidé qu'il faisait sûrement beau quelque part, et ce coucher de soleil du même jour de l'année, mais il y a tout juste un an me semble faire l'affaire. 

Billet original sur Un jour @ la fois

vendredi 25 novembre 2016

Vent

Il n'y a plus que des histoires de trains et d'aviron à raconter. Ce n'est pas si mal, une vie sans histoire. C'est reposant. Raconter rien. Une contrainte comme une autre. Quatre à midi. Dominique, Dominique, Patricio, moi au un, barre au pied. Beaucoup de vent mais pas de péniche. Journée à...

Billet original sur Alice's Adventures

Tube in french...

Qu’il est agréable de rire à gorge déployée, de se détendre les zygomatiques ; c’est bon pour le moral, je vous l’assure !

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Hier soir je suis allé voir les Franglaise, excellent spectacle parti d’une idée simple, chanter les hits anglo-saxons qui ont fait nos tubes, traduits en français, mot pour mot et ce n’est pas triste ; genre, je vous laisse deviner l’original :

 

 

Oh non

Tu dis au revoir et je dis bonjour

Bonjour, bonjour

Je ne sais pas pourquoi tu dis au revoir

Je dis bonjour, bonjour, bonjour

Je ne sais pas pourquoi tu dis au revoir

Je dis bonjour

 

 

Je le dis haut, tu le dis tout bas

Tu dis pourquoi et je dis ‘je ne sais pas’

 

etc.

 

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Voilà en gros le principe de base, mais ce n’est que la trame d’un spectacle qui, pendant deux heures, vous tient en haleine entre danse, rire, burlesque, musique, chant, cascade ; une troupe complète qui se joue de la scène et du public avec brio.

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La première surprise est qu’en arrivant dans le lieu, les comédiens sont déjà sur scène, jouant tranquillement cette fameuse musique d’entrée de salle tandis que d’autres font les clowns ou viennent dire bonjour au public ; ambiance bonne enfant garantie.

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Je n’en parlerais pas plus, il serait dommage de tout dévoiler, mais si vous êtes à Paris, ils sont à Bobino jusqu’au 14 janvier ; ce serait ballot de rater ça

 

 

!

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Leur page Facebook

 

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Sur une idée de Kozlika ; Pour les autres bonheurs du jour, c’est là

Billet original sur Au fond du Galetas

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