vendredi 30 septembre 2016

Et vous, vous bougez ou pas?

Née en 1944 j’ai connu bien des façons de téléphoner, le premier appareil que nous avons eu à nous, Maky et moi, après avoir attendu des mois a été installé à la maison en 1972 ou 73, je ne sais plus.

Téléphone moderne à cadran, j’adorais le bruit que ça faisait en tournant le cadran.

Installé dans l’entrée avec une chaise pour les bavardages un peu long je n’imaginais même pas ce qui allait suivre.

La fin des années 80 a vu arriver les téléphones sans fil et c’est à ce moment que la grande déambulation a commencé.

Fini les papotages entre amies bien installées dans un canapé, cendrier et tasse de café à portée de mains, non, plus de téléphone en laisse alors on marche, on va on vient d’une pièce à l’autre, enfin je parle pour moi.

Mais il ne faut quand même pas s’éloigner trop de la base.

Fin des années 90 le portable arrive dans notre vie, d’abord pour Maky professionnellement, puis Fu et pour moi bien plus tard.

Depuis je n’arrive plus à me poser tranquillement pour téléphoner, je marche, j’essuie les meubles avec la manche de mon gilet, je bois un café, j’arrange un bibelot, redresse un tableau, bref je m’occupe.

Arthur quand il avait 3 ans en pleine période préhistorique : «  Mab à ton époque les téléphones étaient en pierre ? » Bien que née en 44 je n’ai pas connu non plus les signaux de fumée.

J'ai un portable depuis 7 ans et ne connaîs toujours pas mon n° par coeur.

Billet original sur Les uns, les autres et moi

Eloul 26 : On commémore - #BlogElul - #Elulgram

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Pendant la liturgie de Rosh hashanah, après la sonnerie du shofar, on s'écrie que ce jour enfante du monde, "Hayom harat olam" dans le sens de "mettre au monde" : c'est comme si notre univers s'accouchait de lui-même parce que nous le proclamons, et c'est bien ce que nous commémorons pendant la fête. Nous acceptons par notre déclaration notre rôle de participant à la création de ce monde, déclarons accepter la souveraineté de ce qui nous dépasse, et notre responsabilité à son égard.

Dans le mouvement dont dépend ma synagogue, la tradition veut que l'on lise le récit de la création dans le premier chapitre du livre de la Genèse, et cette année, je chanterai ainsi que d'autres volontaires quelques versets de ce chapitre : ceux qui m'ont été attribués sont le récit du quatrième jour qui décrit très poétiquement l'établissement des luminaires célestes afin de séparer le jour de la nuit. Ces deux corps lumineux, un grand et un petit serviront de signes pour les fêtes et pour les jours et pour les années, et serviront également d'éclairage à la terre. 

Je suis ravie de mon petit rôle et d'être "tombée" cette année sur ce choix (je fais partie des "volantes" à qui on donnera de préférence les parties que personne n'a réclamées tandis que d'autres aiment à toujours pouvoir réciter la portion qu'ils connaissent déjà par coeur) parce qu'il touche à la lumière, cette source essentielle de l'énergie, et qui a inauguré à la création du monde. Et parce qu'elle est le facteur d'animation de toute les matières. 

Je ne suis pas très calée en physique, mais je crois que c'est bien la lumière qui est à la base de toutes les autres manifestations physiques. Je vois la lumière comme ce qui lutte contre l'anéantissement, et c'est une notion qui me semble bienvenue en ces temps où les forces des ténèbres semblent vouloir prendre le pas. Si par notre énergie, nous pouvons rappeler la séparation entre les ténèbres, si présentes, et apporter la lumière nécessaire, il y a bien lieu de commémorer et rappeler cette mission. 

Billet original sur Un jour @ la fois

jeudi 29 septembre 2016

Cycliste mitigée

Hier vers midi, je suis allée
récupérer mon beau destrier bleu.
Je l’ai trouvé immense.
Il faut que je m’habitue aussi
au rétropédalage.

Le pire est d’arriver à faire
du vélo dans Paris sans avoir peur.
Sur les pistes cyclables,
j’adore cette fausse sensation
de liberté.

Billet original sur Les petites banalités de Cunégonde

Jusqu'en bas de la pente

A propos du manuel d'un logiciel de gestion de concessions et de localisation de tombes 1 à destination des Américains. — On a downgradé nos explications pour les cimetières. On est passé de "tomb" à "grave", on a fini par "spot". — Non, c'est pas vrai ! — Si. J'ai eu envie de rire 2 mais je...

Billet original sur Alice's Adventures

La vie reprend peu à peu.

Mardi la coiffeuse-voisine a ouvert son salon entièrement refait après presque 4 mois de galère, aujourd'hui le boucher-presque-voisin reprend du service, ouf pour lui et pour nous.

Ce matin je vois et j'entends la livraison de farine se faire chez le boulanger lui aussi notre voisin. Vivement sa tradition à nulle autre pareille.

Ma rue va donc passer du grand sommeil à une animation bien agréable, j'ai même hâte de raler parce qu'il n'y aura pas de place pour se garer mais ça hélas ce n'est pas pour tout de suite. Les occupants des rez de chaussées ne sont pas prêts de revenir, les assécheurs tournent encore à plein régime et les travaux sont donc au point mort.

Hélas ce n'est pas parce que l'eau s'est retirée que les problèmes sont résolus au contraire ils commencent.

Billet original sur Les uns, les autres et moi

Eloul 25 : On promet - #BlogElul - #Elulgram

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Une notion très importante dans le judaïsme est la כַּוָּנָה "kavanah" qui est un mot traduit par "intention", mais qui signifie surtout un mouvement, un mouvement du coeur vers l'extérieur, vers le haut, vers quelque chose qui l'entraîne et le fait véritablement s'ouvrir et pomper plus sainement. Sans kavanah, une promesse reste une lettre morte en quelque sorte, une prière perd son sens et sa direction, et même une action de préparation devient mécanique, peut-être bien huilée, mais sans âme, et sûrement sans vraiment toucher ce qui fait grandir au lieu d'épuiser. 

Pour avoir de la kavanah, il ne suffit pas de le vouloir ou de le déclarer. Il faut vraiment y travailler. Et ce travail demande beaucoup de répétition, de préparation parfois ingrate, mais tout comme un chef d'orchestre ne s'improvise pas pour mener une symphonie à bien, la prière du coeur demande une belle maîtrise de ses émotions, de son intellect et même de sa posture parce que tout est lié.

Je sais que lorsque je me prépare aux fêtes solennelles, j'ai toujours ce moment alors qu'elles approchent où je panique vaguement, où il y a plus de sensation de lourdeur, comme si tout à coup je doutais de la sincérité de mes intentions, de la validité de mes démarches. Comme si à force de trop parler de tout cela, j'oubliais d'écouter comment mon coeur se prépare à s'élancer, pour s'ouvrir et recevoir, pour grandir et donner toute la part qui est la sienne, à aimer et à s'extasier. 

Billet original sur Un jour @ la fois

mercredi 28 septembre 2016

D'Aristote à Monet.

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Lire deux livres en même temps ne me gène pas du tout et dans le cas présent peu de chance de se mélanger les pinceaux.

Le livre commence avec Bazille qui descend du train à Gien et poursuit sa route à pieds en traversant le Gâtinais.

Peut-être est-il passé devant chez moi, ce qui est peu probable pour Aristote et Alexandre.

Billet original sur Les uns, les autres et moi

Eloul 24 : On espère - #BlogElul - #Elulgram

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Ce n'est jamais suffisant d'espérer. Mais c'est tout de même très nécessaire, surtout dans les moments plus difficiles, ceux où l'on doute, ceux où l'on rechute. Quand la motivation nous échappe. Quand la fatigue nous rattrape. Quand le doute et le découragement s'insinuent dans les pensées. L'espoir devient alors comme une lumière pour marcher dans la nuit, tandis que l'on continue de rêver. Et il en faut des rêveurs pour continuer à faire tourner le monde tandis que la nuit rallonge. Alors, l'espoir a toute sa place dans la panoplie de la Création. 

Billet original sur Un jour @ la fois

mardi 27 septembre 2016

Terrasse, mon amour

Nous avons la chance folle de vivre dans un appartement doté d'une fabuleuse terrasse. A défaut de pleine nature, elle compense pas trop mal mes besoins de grand air, lors de la belle saison : j'y vais pour boire mon café certains matins, touiller un peu mon lombricomposteur, examiner mes plantations (presque tout crève, j'ai pas la main verte mais je persiste, l'espoir fait vivre), étendre le linge (l'odeur du linge séché dehors, une de mes préférées au monde), profiter de la lumière du soir, regarder les hirondelles...

Deux bonheurs du jour d'hier y ont eu lieu : j'ai planté le chèvrefeuille (le troisième... cf. ma main pas verte, hum) que ma maman avait fait marcotter pour moi, et je lui ai construit une jolie petite barrière avec 4 bouts de bois qui trainaient et les tiges sèches de ma verveine de Buenos Aires, la seule plante qui se plaise vraiment chez nous. Bonheur toujours renouvelé de faire quelque chose de mes mains, bonheur de sentir le soleil sur mon dos, bonheur de patouiller dans la terre.

Et puis nous avons dîné dehors ; le nouveau Tigre était rentré suffisamment tôt pour ça (2 ans et demi qu'on est là et toujours pas d'éclairage sur cette fameuse terrasse, nous restons fidèles à nous-mêmes), la petite avait déjà dîné et a joué sagement avec ses petits personnages pendant que nous nous régalions de coquillettes oignons-jambon-crème fraîche. On était bien, et c'était peut-être le dernier dîner en terrasse de la saison ; c'était encore plus agréable d'en avoir conscience.

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La fameuse verveine de Buenos Aires !

Billet original sur Refermer après usage

Vendangeuses.

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Les asters que nous appelons vendangeuses sont pile à l'heure, j'aime l'exactitude de la nature.

Les vendangeuses vont côtoyer les phlox encore nombreux  durant quelques jours.

 

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Merci à toi Maé pour ton billet sur le raisin d'amérique. Hier armée d'une bêche j'ai fait passer de vie à trépas, non sans difficulté, celui qui s'était installé au printemps, venu de je ne sais où.

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Encore une remorque archi pleine, un jour tout le jardin sera propre...

 

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Billet original sur Les uns, les autres et moi

Eloul 23 : On se prépare - #BlogElul - #Elulgram

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Photo : Shofar - Miel - Pommes - Pixabay

 

La dernière ligne droite avant le début du Nouvel An juif, qui marque le départ d'une longue série de fêtes, avec certainement beaucoup de préparatifs, notamment culinaires. C'est une tradition, pas seulement dans le judaïsme, que les familles se rassemblent autour d'une table pour célébrer ses fêtes religieuses, et partager un festin. Certes, cela tient une place très prépondérante dans la tradition juive, et les échanges de menus vont bon train en ce moment: 

Nous ne nous souhaitons pas de "joyeuses fêtes", comme on le ferait à d'autres occasions, mais nos voeux portent sur la douceur que l'on va espérer pour l'année qui vient : parce que l'on sait de toutes manières qu'il y a toujours du "bon" et du moins bon, dans tout ce qui va nous arrivons, nous souhaitons seulement que nos actes droits et justes puissent nous adoucir les verdicts ou les coups durs inévitables. C'est sûrement pour cela que nous tremperons la pomme dans le miel, mais aussi feront dès dimanche soir après la tombée de la nuit un premier "seder" ou ordre de consommation d'un maximum de produits symboliques qui nous serviront de prétexte à multiplier les bénédictions. J'en ai parlé  plusiuers fois sur ce blog (voir le mot-clé Rosh HaShana) et c'est une de mes traditions favorites, peut-être parce qu'elle joue sur tous les registres qui me sont chers, la mystique, les mots et les jeux de mots, les affirmations positives, et tout ce qui conjure les mauvais comportements grâce à une attitude mentale, la relation entre ce que l'on dit et ce que l'on fait, bref, tous ces petits détails qui me font vraiment adorer le ritualisme contenu dans la tradition religieuse juive !

Billet original sur Un jour @ la fois

lundi 26 septembre 2016

Le retour des bonheurs du jour

Je suis un peu en vacances (autrement dit, il ne me reste que du travail pas rémunéré).

Youhou !

J'espère revenir un peu plus par ici durant les prochaines semaines.

Le bonheur du jour, un écriteau à l'hôpital qui m'a fait rire :

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Et le bonheur-du-jour renouvelé pour la 27e fois consécutive : le Nouveau Tigre arrête toujours de fumer. Bravo mon amour, c'est toi le meilleur !

Billet original sur Refermer après usage

Faut pas se géner!

Hier matin pendant que Paris était partiellement sans voiture afin de diminuer la pollution un avion a largué des tonnes de carburant au-dessus de la forêt de Fontainebleau...

Il semblerait que cela n'aurait aucune incidence sur le massif forestier, si on le dit moi je veux bien.

J'espère que mon jardin a été épargné parce que vue d'avion je ne suis pas très loin.

Billet original sur Les uns, les autres et moi

Eloul 22 : On recommence - #BlogElul - #Elulgram

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Photo : Sebagee sur Pixabay

 

Avez-vous aussi remarqué comme il arrive que la fin de quelque chose puisse aussi être un soulagement de la tension qu'il a fallu soutenir pendant trop longtemps à vouloir que ce moment n'arrive jamais ? Il y a toujours des forces qui s'opposent, celles de la résistance au changement, le désir de permanence, et en même temps la force vitale qui nous propulse vers toujours du nouveau, de l'avant et vers l'avenir. Il reste alors les souvenirs et ceux là prennent une vie qui va leur être propre, presque comme s'ils faisaient partie d'une réalité parallèle, dans un univers à l'accès secret que l'on pénètrera peut-être dans une autre dimension, celle où le temps n'est pas linéaire.

Je n'avais pas très envie d'en arriver à ce thème dans la série, mais il est inévitable, puisqu'il en fait partie, tout comme la fin fait partie de l'histoire, et que sans fin, on entre dans la répétition lancinante et pénible : d'où la détente bienfaisante quand la litanie va s'arrêter enfin, pour laisser la place à la nouveauté et au progrès. Nécessaires espaces pour de nouvelles naissances.  

Billet original sur Un jour @ la fois

dimanche 25 septembre 2016

La voici, c'est maintenant

"Elle arrive à l'improviste,
elle dure autant que les cercles dans l'eau après la pierre,
elle interrompt les pensées, la mélancolie,
elle est sans réservation, sans rendez-vous,
la mystérieuse miette du bonheur.
Celui qui la reconnaît trop tard
elle était là     il ne la connaissait pas
Il veut souffler dessus mais inutile
l'étincelle de la braise ne repart pas
La miette de bonheur
la voici, c'est maintenant."
    Erri de Luca.

(in Le plus et le moins, traduction Danièle Valin)

Billet original sur Bella Cosa

Blanc, vert ...

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Le blanc de l'été a viré au vert, cette année aucun orage n'est venu semer la pagaille dans les anabelles, aucune tête penchée ou pire cassée, il faut dire que ma protection en tuteurs-chevaux de frise si elle ne permet pas de s'asseoir et gène Eugénie en roller est particulièrement efficace.

D'ici peu, de vertes les grosses boules vireront au marron et une fois coupées me serviront à protéger quelques plantes du gel.

Ainsi va la vie d'un jardin qui se prépare pour le froid et la grisaille.

 

 

Billet original sur Les uns, les autres et moi

Cette semaine

Je vais avoir mon beau
destrier bleu.

Billet original sur Les petites banalités de Cunégonde

Eloul 21 : On se rassemble - #BlogElul - #Elulgram

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C'est l'heure de passer aux choses sérieuses ! Si vous n'êtes pas encore dans l'esprit de fébrile anticipation de la période solennelle qui s'annonce, je peux vous dire que moi, si ! Dans un tout petit peu plus d'une semaine, cette série s'achèvera, mais ce n'est pas cela qui me rend fébrile, c'est ce qui est l'aboutissement d'Eloul : avec la nouvelle lune, débutera le nouveau mois, et le nouveau mois de Tishri est aussi le nouvel an, avec sa fête si importante qu'elle comporte deux jours partout, y compris en Israël - comme si en fait, le temps allait s'étirer en une très longue journée pour permettre de tout contenir de célébration !

La semaine qui précède, comme dans tous préparatifs, est une semaine bousculée, et désordonnée. Il va être temps de courir un peu dans tous les sens et de se sentir complètement dépassé ou débordé par tout ce qui reste à faire. Et on a toujours la sensation qu'on ne sera jamais prêt à temps ! 

Aujourd'hui, j'ai pris ma dose de ressourcement ! il était "prévu" qu'il allait pleuvoir, et que nenni, dès le matin le ciel s'est éclairci pour laisser la place à un temps magnifique toute la journée. Ce qui tombait bien, car nous avons passé près de trois heures dehors, à la foire annuelle de la bibliothèque, qui s'installe pour une bonne partie de la journée sur les terrains de la ferme d'Onatru où se tiennent les grands rassemblements de la ville. L'occasion annuelle de retrouver tous ceux de la ville dispersés et accaparés par les courses, le travail, les soucis, la carrière, les occupations des enfants, les soins aux parents, les vacances au loin et tout ce qu'on retrouve désormais sur Facebook par petites touches éclatées : pour une après midi, tout le monde ou quasi, peut s'embrasser pour de vrai, se parler autrement qu'en texto, se raconter en quelques mots, et se donner les dernières nouvelles.

Il y a plusieurs de ces rassemblements annuels très laïques : la foire de la bibliothèque, et le quatre juillet sont les plus importants, et les plus longs, ce qui permet vraiment d'en profiter. Quand on n'a pas à courir après un enfant qui risque de se perdre, ou à gérer une crise. Ce qui ne m'empêchait jamais de m'y rendre pratiquement tous les ans. Cette année, ce fut parfaitement délicieux, parce que M. Ziti est de plus en plus autonome, que je n'ai plus besoin d'être à lui courir après, qu'il sait où il va et ne disparaît pas sans prévenir. J'ai donc pu profiter de la détente, et pu me consacrer à mon activité préférée : le papotage intense avec un maximum de personnes croisées à tout bout de champ. 

M. Ziti, quant à lui, a passé des heures à ses activités favorites, entre la ballade en charrette tractée à travers les champs et la balançoire à haute intensité, un peu de musique trop forte et le bon air, cette journée qu'il attendait avec impatience depuis que le calendrier affiche septembre n'aura pas été décevante. Elle aura passé bien vite, maintenant qu'il va falloir attendre la prochaine. 

Et de retour à la maisonnée, nous étions tous les deux d'excellente humeur et en forme. 

A la tombée de la nuit, la séparation du chabbat d'avec le temps du collier à reprendre avec le travail peut alors s'effectuer en douceur : pour prolonger le plus longtemps possible ces délices, je me suis consacrée à mes blogs, à me mettre l'esprit à l'heure des fêtes austères grâce aux mélodies typiques de la saison, avec les nigguns, ces mélopées sans parole qui vous mettent en condition, pour accueillir cette sensation de spiritualité, qui va vous enveloper si vous vous laissez faire, qui permettent d'ouvrir l'organe de l'amour et de la réception de ce qui nous unit. 

Ci-dessous, la mélopée que j'ai fredonné toute la soirée, sur un thème propre au temps du mois de Tishri : 

 

Billet original sur Un jour @ la fois

samedi 24 septembre 2016

Demain...

Hiers soir, petite scéance de cinéma en plein air…

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“Demain”, un film plein d’espoir à voir absolument ; imaginer un monde meilleur n’est pas qu’une utopie de doux rêveur baba cool, comme voudrait nous le faire croire les institutions. Ce film nous montre par de nombreux exemples concrets, loin d’être des exceptions, que c’est possible, que c’est juste une histoire de volonté ; volonté citoyenne et politique !

 

——

Sur une idée de Kozlika ; Pour les autres bonheurs du jour, c’est là

Billet original sur Au fond du Galetas

Eloul 20 : On ferme un chapitre - #BlogElul - #Elulgram

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A l'heure des bilans, j'ai toujours un moment de lassitude, à mesurer tout ce qui s'est produit pendant l'année écoulée. Tous les événénements qui ont été passés au prisme d'un traitement médiatique qui ne laisse plus jamais le temps de digérer, ni surtout de prendre des dispositions qui seraient en accord avec les valeurs essentielles qui sont les siennes. Les événements sont assénés, commentés, expliqués, et encore, quand je dis "expliqués", c'est plutôt passés par des cribles très biaisés, parce qu'il n'y a plus guère le temps de l'analyse, de la dissection, de la discussion. 

Plus je m'approche de cette fin d'année, plus je mesure tous ces chapitres de ma vie clos pour toujours, tandis que de nouveaux livres vont s'écrire, et c'est surtout de cela que j'aurais envie de parler, pour ne pas me laisser envahir par la nostalgie. Que les livres refermés aient servi de modèles, ou bien de repères ou encore de mode d'emploi ou même d'ordre de mission. Et il reste toujours la possibilité de les feuilleter pour rappeler les histoires qu'ils ont laissées pour ceux qui voudront bien les écouter. 

Billet original sur Un jour @ la fois

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