Le pouvoir de la communauté

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Il y a deux jours, j'ai effectué la mise à jour de Dotclear  et pour la première fois depuis dix ans, j'ai rencontré un pépin. Pas dramatique, mais suffisamment pour qu'une fois le site en rideau, je me sente trop incompétente pour restaurer l'engin toute seule. 

C'est là que l'on mesure la gentillesse et la réactivité d'une communauté "virtuelle" qui n'a de virtuelle que le fait qu'on est séparés les uns les autres par des distances géographiques irrépressibles, et qu'on ne se rencontre que par le biais d'échanges un peu tronqués, mais pas tant que ça. 

J'ai été très rapidement dépannée par les sorciers (qu'ils en soient remerciés chaleureusement ici également) et je sais que cet incident a certainement stressé encore plus les grands manitous qui oeuvrent dans l'ombre pour constamment maintenir et améliorer tout ce qui fait la magie du blog. 

Cette communauté là me rappelle combien elle m'est précieuse, à l'heure où l'autre, géographiquement plus proche, a fini par presque complètement se dissoudre. Ce soir, chabbat, il était un temps, pas si lointain, je l'aurais passé après avoir allumé mes propres lumières avant de le faire entrer, à la synagogue avec mes amis choristes, pour égréner un répertoire très étendu de toute la panoplie de chants de la fête. Il y aurait eu beaucoup d'animation, et surtout beaucoup de chaos et d'enfants, beaucoup de sucreries et de beignets ou de crêpes de pommes de terre, les latkès bien frites dans l'huile, mais bien goûteuses à déguster avec de la compote et pour ceux qui l'aiment de la crème sûre. 

Heureusement, les liens personnels, si la synagogue ne s'en charge plus, ne sont pas distendus, eux, et il y a maintenant les réseaux et notamment Facebook, sur lequel tout le monde a fini par plus ou moins se retrouver, peu à peu, de plus en plus nombreux et c'est parfois encourageant de sentir les messages, ou même simplement les petits clics "j'aime" ou "coeur" même quand il n'y a pas de commentaire mais qui permettent les partages plus ou moins silencieux de ce sentiment d'appartenance à une même "aventure" et le même désir de faire des choses en commun ou pour le bien commun. 

Comme de toujours mieux s'entraider. Où que l'on soit. 

Billet original sur Un jour @ la fois

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