Une bien belle soirée...

Encore un magnifique concert mercredi soir, celui d’un très grand musicien qui avait décidé de faire une belle fête devant 16 000 personnes sur la scène de Bercy. Et pour cause, Ibrahim Maalouf célébrait ses 10 ans de carrière.

Et l’on n’a pas été déçu ; commencé à 20 h 15, nous sommes sortis de Bercy à presque minuit trente.

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Quand il est arrivé devant son public, à ses premiers mots l’on a senti toute l’émotion du monsieur, faire Bercy, même pas en rêve pensait-il et pourtant c’est devenu réalité pour ce trompettiste de génie qui navigue entre jazz, pop, rock, rap ou classique ; musique occidentale ou orientale en retour à ses racines libanaises.

 

Outre un grand orchestre, il se fait accompagner toute la soirée par la maîtrise des conservatoires de Massy et de Grigny, enfant et adulte, un hommage à ceux qui l’ont formé et où, plus tard il est devenu professeur.

 

Bien sûr, il a joué tous ses succès, seul ou accompagné d’une tripotée d’invité. Il y a d’abord Oxmo Puccino pour une chanson, puis vient celui qu’il nomme son « frère de scène » en la personne de Mathieu Chedid, Mister M en personne pour un grand moment de musique.

Après un court entracte (à peine le temps de pisser et de prendre une bière au bar), c’est le Magnifique trio de filles LEJ qui ouvre la deuxième partie, suivie d’un groupe de percussion brésilienne, façon tambour du Bronx, dont je n’ai pas compris le nom. De quoi remettre le feu d’entrée de jeu !

Amadou et Marianne arrivent sur scène avec leur « Dimanche à Bamako ». « C’est à eux que je dois mon premier cachet », lance-t-il à la foule en délire.

 

Histoire de changer de style, il part dans un reggae d’anthologie et invite Tryo. Puis c’est au tour de Soprano de venir donner de la voix.

 

« Pour finir, nous dit-il, je vais vous jouer mon plus grand succès, mais ce soir il serait indécent de l’appeler Beyrouth, nous l’appellerons Alep. »

 

Grand moment d’émotion sur ce magnifique morceau où les LED des portables viennent remplacer les briquets d’antan.

 

Arrive alors sur scène le Bagdad du bout du monde pour un délirant final endiablé entre biniou et trompette…

 

Il est déjà 23 heures trente bien passé et tout le monde s’attend à voir se rallumer les lumières, au lieu de ça, résonne un surprenant « We will Rock you » de Queen.

 

Il finira sur un hommage à Michel Polnareff avec « lettre à France » chantée par sa compagne (Natacha Atlas selon internet ?).

 

Il est minuit et demi, à peine le temps de sauter dans un dernier métro pour Montparnasse où la chance nous offrira un Noctambus pour nous ramener dans notre lointaine banlieue.

Vraiment une soirée d’exception…

 

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Sur une idée de Kozlika ; Pour les autres bonheurs du jour, c’est là

 

Billet original sur Au fond du Galetas

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