Ces choses qui se terminent

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Ce matin, le petit bonheur aura été celui de rester au lit un bon moment pour lire, au lieu de me précipiter à la table de travail.

Jamais je ne dirai "mal m'en a pris", car lire au lit est devenu si rare que c'est délicieux et précieux. 

La journée achevée, toujours au lieu de la terminer en me forçant à compléter (de façon illusoire, car rien n'est jamais fini en vérité) ce qui n'aurait pas été fait dans les temps réduits, puisque je suis aussi allée à l'office à la syna pour la prière du souvenir à l'occasion de la fête de clôture, j'ai fait un tour des blogamis souvent négligés ces temps-ci et j'ai été attristée par plusieurs nouvelles que j'y ai apprises. 

Cela peut sembler étrange que je veuille mettre dans la catégorie des "petits bonheurs" de devoir m'affliger de concert avec d'autres blogueurs/ses : en vérité, oui, je ressens cela aussi comme un véritable petit bonheur de pouvoir réellement vibrer et partager des sentiments forts, y compris de tristesse, d'inquiétude ou de détresse, de deuil ou de chagrin avec des compagnes de route des blogues car ces petites touches que nous avons toujours partagées depuis tant d'années maintenant sont désormais parties de ma vie affective, je peux deviner à travers les quelques lignes ce qui est profondément vécu même sans de longues descriptions et nul besoin d'explication ou de justification pour savoir lire au delà d'une photo ou d'une image publique. 

Ces tranches de vie sont décidément bien plus que des vignettes. Ce soir, je les prends dans mes pensées, sans mots mais avec beaucoup d'amour et de compassion. 

Billet original sur Un jour @ la fois

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