Eloul 28 : On aime - #BlogElul - #Elulgram

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Je l'avais annoncé et sur Facebook et sur Twitter tant je me réjouissais à l'avance de participer ce samedi à ce concert proposé par une des paroisses de notre petite ville, qui avait invité toutes les dénominations possibles et imaginables de la proche région, pour célébrer la paix et la réconciliation en ces temps troublés et troublants, que nous vivons tous, aux Etats-Unis et de par le monde. 

Entre 2 et 5 dans une minuscule église se sont massés plusieurs chorales de Gospel, au moins cinq ou six choeurs et musiciens d'origines diverses. Ma connaissance des différentes églises protestantes est assez limitée pour expliquer les différences notables entre elles, mais toujours est-il qu'il était clair qu'il y avait une très grande diversité, et parmi les membres du clergé, entre prêtres, pasteurs, ministres, laïcs et autres participants, tout comme dans le public, venu pour la plupart de notre ville, comme il s'agissait d'un événement local et gratuit, et relativement bien publicisé. 

Notre choeur était le seul à ne pas être chrétien - qui plus est un shabbat et à la veille des grandes fêtes juives, j'ai été surprise de voir un si grand nombre des membres de la synagogue venus également assister à ce concert local (la synagogue nouvelle étant géographiquement située dans l'Etat voisin du Connecticut, il y a pas mal d'annonces que les journaux locaux zappent complètement quand ce n'est pas leur ville, même si c'est à trois pas, je n'ai jamais vraiment compris l'esprit de clocher, mais bon, c'est moi, hein ?).

J'ai donc été particulièrement ravie de voir que notre publicité personnelle avait fait son effet. Nous ne comptions nullement sur notre "clergé" pour relayer l'information d'autant plus qu'il y a un contentieux très flagrant entre ce qui était notre choeur dans l'ancienne synagogue, et le choeur actuel, qui a en vain tenté de nous rameuter, et sûrement pour cause, mais les jalousies, et batailles d'ego sont malheureusement des obstacles aussi au niveau microcosmique qui expliqueraient le fiasco de la fusion actuelle. 

Le concert a été un moment très magique. Les trois heures de musique ont enchanté, ému, fait vibrer, étonné, enthousiasmé et certainement bien fait passer le message qui était l'intention. Un message de paix, de diversité, de différences qui se ressemblent dans leur but, de louange, de prière, de désir d'aimer et non pas de tuer. 

La musique n'était pas religieuse, et jamais ennuyeuse. Les quelques membres du clergé qui ont prononcé des mots de sermon ont joué le jeu de l'oecuménisme et aussi de la sobriété, la place était à la musique des coeurs, et non au longs discours. Ce qui n'a pas empêché les messages bien sentis sur l'état de la politique actuelle. Nous étions de toutes les couleurs, de toutes les tailles, de toutes les formes, de (pratiquement) toutes les religions, de tous les accoutrements, de toutes les tessitures, de tous les âges, de toutes les situations sociales, et autres, et nous nous sommes tous retrouvés debout dans un même mouvement à trouver belle l'Amérique que nous voudrions voir revenir à ces valeurs qui font rêver. Pour un moment de concert, et pour beaucoup ce fut une découverte, et une motivation pour en faire plus, pour rapprocher plus souvent tous ces divergents là, dans un plus grand mouvement, parce que l'espoir est grand qu'il n'est jamais trop tard. 

C'est certainement épuisant, mais que cela valait la peine. Quant à moi, qui rechantait pour la première fois avec "notre" choeur depuis la mort de Kathy, sous la direction de son mari qui ne pouvait pas lui rendre un meilleur hommage que de continuer ainsi coûte que coûte sa passion, j'ai le coeur au chaud malgré la fatigue et l'heure indûe tandis que je dois encore préparer tant et plus pour les repas des fêtes de demain et suivants.  

Billet original sur Un jour @ la fois

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